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16
Jan

Les Femmes et l’Entreprise Posted by Muriel Jaouën

Les Femmes et l’Entreprise
Moins “politiques” que les hommes, les femmes sont moins sensibles à la posture statutaire. Un frein pour la carrière mais… une qualité en séminaire. Si, en vingt ans, la proportion des femmes dans la population cadre a progressé de 23 % à 34 %, elles sont encore deux fois moins nombreuses que les hommes à occuper des postes à forte responsabilité (direction générale, d’un département ou d’une entité). Conséquence directe de ces écarts statutaires : la rémunération annuelle brute médiane des femmes est de 43 000 euros, soit 7 000 de moins que les hommes. Et les différences s’accroissent avec l’âge, surtout après 40 ans.

Ce fameux “plafond de verre” trouve des facteurs d’explication multiples. De manière générale, les hauts potentiels sont détectés vers 30 ans, âge de la maternité. Ensuite, les femmes cumulent les “emplois” (au bureau, mais aussi à la maison et auprès des enfants), ce qui, au regard d’une hiérarchie encore très masculine, s’avère souvent incompatible avec la promotion des carrières vers des postes à responsabilité.

Enfin, moins attachées au pouvoir que les hommes, les femmes sont aussi moins franchement stratèges dans la construction de leur carrière. Sur un CV, elles feront souvent preuve d’une modestie hors de propos. En entretien annuel, elles vont davantage souligner leurs potentiels d’amélioration.

Les femmes, expertes des séminaires

Ce moindre souci de la posture personnelle devient un atout dans le fonctionnement d’un séminaire, où l’esprit d’équipe est par excellence requis. « Les femmes sont dans l’ensemble plus attentives au collectif, plus perméables à la dimension transversale du groupe. Elles ont une vision plus systémique et moins séquencée du management », souligne Danièle Ruffet, executive coach.

Moins frontales que les hommes, les femmes font également de bonnes négociatrices, plus à même de faire un pas de côté pour parvenir à un consensus. « Elles vont sans doute se concentrer plus facilement sur l’essentiel, c’est-à-dire sur ce que chacun peut retirer du compromis », poursuit Danièle Ruffet. Sans pour autant éluder les débats, bien au contraire. Moins “politiques”, les femmes, loin de considérer pour acquises par principe les hypothèses de travail qu’on leur soumet, vont facilement les challenger, les questionner sous tous les angles pour trouver des réponses plus adaptées à une réalité donnée.

Enfin, moins sensibles aux codes statutaires et aux frontières institutionnelles, les femmes vont peut-être tirer davantage parti des potentiels relationnels d’un séminaire, « occasion unique de créer une zone grise entre le professionnel et le personnel, où se créent des liens inédits et souvent structurants », remarque Danièle Ruffet.

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